La recherche sauvée de Pinar Selek ouvre une nouvelle page du procès

La 7e audience du 5e pro­cès a eu lieu le 2 avril 2026 à Istan­bul. Ce pro­cès est entré dans une nou­velle phase avec la récente publi­ca­tion de « Lever la tête, la recherche inter­dite sur la résis­tance kurde ». Ce mani­feste de défense de la liber­té de pen­ser a été ver­sé au dos­sier du tri­bu­nal. S’y ajoute aus­si une lettre de la direc­trice de l’Unité de Recherches Migra­tions et Socié­té, Flo­rence Boyer, qui informe de la publi­ca­tion de cet ouvrage par l’Université Paris Cité. Elle était pré­sente à Istan­bul comme le vice-pré­sident de l’Université de Paris Cité, Antoine Kouch­ner. France Uni­ver­si­tés était repré­sen­tée par Natha­lie Domp­nier Pré­si­dente de la ComUE Lyon Saint-Étienne. D’autres uni­ver­si­taires présent·e·s aus­si dans la délé­ga­tion ont témoi­gné de leur volon­té de trans­for­mer ce pro­cès poli­tique contre la science en acte de résis­tance et de défense des liber­tés de recherche dans le monde entier.

La socio­lo­gie dérange. Uni­ver­si­taires, per­son­na­li­tés poli­tiques, militant·e·s, avocat·e·s lèvent la tête avec Pinar Selek, en se dépla­çant en grand nombre au Tri­bu­nal d’Istanbul ou à Paris au siège de la LDH. Les déli­bé­ra­tions ont duré 7 minutes : aucune charge nou­velle, mais la demande réité­rée d’un empri­son­ne­ment immé­diat et de la pré­sence de Pinar Selek à la pro­chaine audience. Mal­gré quatre acquit­te­ments et aucun grief fon­dé, les auto­ri­tés turques main­tiennent leur exi­gence d’une extra­di­tion absurde.

Face à un dos­sier d’accusation tou­jours vide, la jus­tice turque n’a rien trou­vé d’autre que de ren­voyer une fois de plus son juge­ment. Cette per­sé­cu­tion du pou­voir d’Erdogan s’inscrit dans un contexte de répres­sion vio­lente qui vise toutes les per­sonnes qui défendent la démo­cra­tie et l’Etat de droit en Tur­quie.

Une nou­velle audience aura lieu à Istan­bul le 18 sep­tembre 2026. Trai­te­ra-t-elle enfin du fonds et non plus des ques­tions de pro­cé­dures ? Les col­lec­tifs et ins­ti­tu­tions soli­daires de Pinar Selek seront tou­jours là et la défen­dront, elle et sa recherche, tant qu’il le fau­dra.

Comi­té inter­na­tio­nal de défense de Pinar Selek et de sa recherche





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