Pinar Selek : un combat pour la démocratie et la justice soutenu par le PG67

Same­di 21 sep­tembre 2013 à 19h30, Pinar Selek sera à l’Aubette à Stras­bourg pour un entre­tien public avec Flo­rence Aube­nas, dans le cadre des Biblio­thèques idéales.

Cet évé­ne­ment public mar­que­ra le début de la cam­pagne inter­na­tio­nale « 10 000 lettres pour l’ac­quit­te­ment de  Pinar Selek » lan­cée en sou­tien à cette jeune cher­cheuse et auteure turque condam­née à la pri­son à per­pé­tui­té en jan­vier der­nier pour un crime qu’elle n’a pas com­mis. Cette cam­pagne pas­se­ra par la col­lecte de lettres de sou­tien venant du monde entier, qui seront remises au Ministre de la Jus­tice turque.

Le com­bat de Pinar Selek est aus­si notre com­bat : celui pour la démo­cra­tie, la jus­tice et le res­pect des Droits de l’Homme. Cette jeune cher­cheuse en socio­lo­gie, qui finit sa thèse à l’université de Stras­bourg, est aus­si une mili­tante fémi­niste et anti­mi­li­ta­riste. Ses tra­vaux se sont por­tés dès ses pre­mières années de recherche sur les mino­ri­tés en Tur­quie : les SDF, les enfants des rues, les trans­sexuels et homo­sexuels ain­si que les mino­ri­tés kurdes. Ce sont d’ailleurs ses tra­vaux de recherches sur le PKK qui sont à l’origine d’un achar­ne­ment judi­ciaire. En effet, en 1998, Pinar est accu­sée d’avoir dépo­sé une bombe dans un mar­ché d’Istanbul. Alors que la jus­tice confirme la thèse de l’attentat, de nom­breuses exper­tises ont conclu à l’inverse que cette explo­sion, qui a fait sept morts, n’était qu’un acci­dent. La jus­tice turque a donc été uti­li­sée pour faire un pro­cès poli­tique à Pinar Selek qui lors des inter­ro­ga­toires et sous la tor­ture a tou­jours refu­sé de don­ner les noms des kurdes ren­con­trés dans le cadre de ses recherches. En jan­vier der­nier, elle était jugée pour la qua­trième fois après quinze années de com­bat judi­ciaire et trois acquit­te­ments qui furent cas­sés par la suite. Cette fois, la jus­tice turque a condam­née Pinar à la pri­son à per­pé­tui­té, l’obligeant à fuir son pays et à deman­der l’asile poli­tique à la France. Le com­bat judi­ciaire est loin d’être ter­mi­né d’autant plus que lors de l’occupation de la place Tak­sim, le nom de Pinar Selek a été cité à plu­sieurs reprises comme sym­bole révo­lu­tion­naire.

Le Par­ti de Gauche 67 sou­tient sans réserve Pinar Selek dans son long com­bat pour que lui soit enfin recon­nue son absence de res­pon­sa­bi­li­té dans cet acci­dent dra­ma­tique et que l’acquittement trois fois pro­non­cé lui soit défi­ni­ti­ve­ment confir­mé. Elle pour­ra ain­si retour­ner dans son pays, y vivre libre­ment et y conti­nuer son tra­vail de socio­logue enga­gée. Nous serons pré­sents same­di 19h30 à l’Aubette, et nous sou­tien­drons la cam­pagne qui y sera lan­cée, en acti­vant dans nos réseaux la col­lecte de ces lettres de sou­tien.

http://67.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=739:2013 – 09-20 – 10-10 – 35&catid=398:lectures





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