
Pour avoir refusé de livrer aux autorités ses sources pour son enquête sur le mouvement kurde, elle a été harcelée et a dû détruire ses documents. Aujourd’hui, paraît un essai bouleversant sur ce que, de mémoire, elle a pu faire ressurgir de ce travail disparu.
ans un climat international illibéral où la recherche se voit, chaque jour, réduite, mise sous pression, bâillonnée, le parcours singulier de la sociologue et écrivaine turque Pinar Selek, née en 1971, s’avère plus emblématique que jamais. Torturée en détention à Istanbul en 1998, persécutée par son pays qu’elle a fui en 2009, naturalisée française en 2017, la chercheuse et militante féministe, spécialiste des groupes opprimés et des minorités kurdes ou arméniennes, vit depuis près de trente ans un enfer judiciaire. Son crime ? Avoir défendu à un âge tendre, face à un pouvoir autoritaire, l’indépendance et l’éthique de la recherche, en refusant de livrer…
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