
La sociologue franco-turque Pinar Selek publie « Lever la tête, la recherche interdite sur la résistance kurde ». Un retour sur les sources de son engagement.
C’est un peu comme un voyage dans Alice au pays des merveilles », déclare-t-elle en préambule, le visage illuminé d’un grand sourire. Pinar Selek parle de son dernier livre, où elle tente de renouer avec ce qui l’animait près de trente ans plus tôt : l’histoire de la résistance kurde en Turquie. « Je parle de ma recherche sociologique sur le mouvement kurde. La recherche dont on m’a dépossédée, qu’on m’a arrachée et qui a disparu. J’ai découvert le plus tragique de cette histoire : son effacement de ma mémoire », écrit-elle dans l’introduction de Lever la tête.
L’universitaire a 24 ans lorsqu’en juillet 1998, elle est arrêtée à Istanbul. Elle ne le sait pas encore mais ce n’est que le début d’une longue descente aux enfers judiciaire qui, vingt-huit ans après, se poursuit toujours.
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